Kaloum : la Maison centrale de Coronthie entre dans une nouvelle phase de son histoire
Symbole du système carcéral guinéen pendant près d’un siècle, la Maison centrale de Coronthie commence à disparaître du paysage de Kaloum. Les travaux de démolition de cette ancienne prison ont débuté ce samedi 22 août 2026, avec l’intervention des engins du Génie militaire mobilisés sur le site.
Érigé en 1933, durant la période coloniale, cet établissement pénitentiaire figurait parmi les infrastructures les plus anciennes de Conakry. Prévue à ses débuts pour accueillir environ 300 personnes, la Maison centrale a marqué l’histoire judiciaire du pays en accueillant plusieurs générations de détenus.
Cette opération intervient dans le cadre d’un projet de réorganisation urbaine porté par les autorités. À travers la libération de cette emprise foncière située au cœur de la capitale, le gouvernement ambitionne de poursuivre la modernisation de Kaloum et de donner une nouvelle orientation à cet espace.
Avant le lancement des travaux, les services pénitentiaires avaient anticipé le déplacement des pensionnaires vers d’autres établissements, notamment ceux de Coyah et de Forécariah. Une étape nécessaire pour permettre le démarrage du chantier dans des conditions sécurisées.
La décision de démolir la Maison centrale avait été évoquée quelques jours auparavant par le porte-parole du Gouvernement, François Bourouno, lors d’une rencontre avec la presse. Selon lui, cette initiative s’inscrit dans une vision plus large de modernisation des infrastructures et du cadre urbain.
« Dans le cadre de la modernisation de nos institutions, la modernisation de nos villes est un axe majeur », avait indiqué le porte-parole du Gouvernement.
Après plus de neuf décennies d’existence, l’ancienne prison de Coronthie tourne ainsi une page importante de son histoire. Sa disparition ouvre la voie à un nouveau projet d’aménagement présenté par les autorités comme une étape majeure dans la transformation de la capitale guinéenne.








