
À deux semaines de l’entrée en vigueur du décret interdisant les emballages plastiques à usage unique en Guinée, l’Union des Producteurs d’Eaux Minérales de Guinée (UPEMGUI) a présenté sa position sur cette mesure gouvernementale.
Réunis vendredi 4 septembre 2026 à la Maison de la presse de Conakry, les responsables de l’organisation ont réaffirmé leur adhésion au principe de l’interdiction, tout en appelant à une mise en œuvre progressive et économiquement viable.
Pour Souleymane Fofana, président de l’UPEMGUI, la décision constitue avant tout une réponse aux conséquences des déchets plastiques sur l’environnement. Il estime toutefois nécessaire d’accompagner les acteurs du secteur afin de préserver les emplois et les investissements.
L’organisation propose notamment de considérer les déchets plastiques comme une matière première pouvant être valorisée. Elle plaide également pour la mise en place d’un prix d’achat incitatif, ainsi que pour l’accompagnement de PME spécialisées dans la collecte, le tri, le broyage et le recyclage.
Une attention particulière pourrait, selon l’UPEMGUI, être accordée à l’insertion des jeunes et des femmes dans cette nouvelle chaîne de valorisation.
À l’approche du 20 septembre 2026, date annoncée pour l’application de l’interdiction, l’organisation appelle ainsi à une concertation entre les autorités et les acteurs concernés, afin de faire de cette réforme à la fois un levier de protection de l’environnement et une opportunité économique pour la Guinée







