
Le renforcement de la collaboration entre les départements ministériels se poursuit autour des enjeux liés à l’amélioration du cadre de vie. Une rencontre de travail s’est tenue avec le ministre de l’Élevage, Alphabacar Barry, autour d’une question de santé publique : les conditions d’hygiène et de salubrité dans les abattoirs, ainsi que l’occupation et la gestion des espaces de vente de bétail, notamment en bordure des voies publiques.
Les abattoirs et les marchés à bétail occupent une place importante dans l’économie nationale et dans l’approvisionnement des populations. Toutefois, leur fonctionnement nécessite un encadrement rigoureux en matière d’hygiène, de collecte et de traitement des déchets, afin de préserver la santé des consommateurs, des travailleurs et des communautés riveraines.
Les résidus d’abattage, les eaux usées, les déjections animales et autres déchets issus de ces activités pourraient notamment être valorisés à travers la production de compost, de biogaz ou d’autres sous-produits, dans le respect des normes sanitaires. Les déchets non valorisables devront, quant à eux, être collectés et traités dans des conditions appropriées.
À l’issue des échanges, le ministre de l’Élevage a favorablement accueilli la démarche et mis une équipe technique à disposition pour travailler avec les services concernés autour de trois priorités : la visite conjointe des abattoirs et marchés à bétail, la mise en place d’un dispositif durable de salubrité et la responsabilisation des gestionnaires et exploitants dans la prise en charge des déchets générés par leurs activités.
Une attention particulière sera également accordée aux espaces de commercialisation du bétail installés le long des routes. L’objectif est de mieux organiser ces activités, préserver la salubrité des lieux et réduire les risques liés à la circulation et à la sécurité des populations.
La démarche vise à concilier activité économique et exigences de salubrité, sans pénaliser les acteurs du secteur. Il s’agit plutôt de les accompagner vers des pratiques plus sûres, mieux organisées et plus responsables.
Cette collaboration traduit également la volonté de sortir progressivement d’un système où l’État assume seul le nettoyage des déchets produits par les activités économiques. Les opérateurs doivent désormais participer à la prise en charge des déchets générés par leurs propres activités.
L’amélioration durable de la salubrité repose ainsi sur une responsabilité partagée entre l’État, les opérateurs économiques et les populations, avec un objectif commun : mieux produire, mieux organiser et surtout mieux gérer les déchets à la source.









