
La Guinée veut renforcer ses capacités de stockage et sécuriser davantage son approvisionnement en gaz butane. Dans cette dynamique, le ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH) multiplie les initiatives pour diversifier les points d’entrée du gaz de pétrole liquéfié (GPL) dans le pays.
Actuellement, l’approvisionnement repose principalement sur un dépôt situé à Kamsar, dont les capacités de stockage restent limitées face à l’évolution de la demande nationale. À cette situation s’ajoutent les perturbations des chaînes d’approvisionnement internationales, la hausse des coûts et les tensions géopolitiques.
Depuis plusieurs mois, le Département examine ainsi différentes propositions d’investisseurs intéressés par la réalisation de nouvelles infrastructures. Le ministre des Hydrocarbures a toutefois fixé une condition : privilégier des partenaires disposant de ressources financières rapidement mobilisables, afin de permettre un démarrage des travaux dans les meilleurs délais.
C’est dans ce contexte qu’une mission composée de représentants de BENIN PETRO SA, de la Direction générale de FAP GAZ et de la Direction nationale des Hydrocarbures s’est rendue ce mercredi à Konta. Cette visite intervient après la signature d’un accord d’investissement et de développement du projet, accompagné d’un engagement ferme de financement et de mobilisation des fonds dans un délai de 120 jours.
Sur le terrain, la mission a évalué la faisabilité d’un projet portant sur la construction d’un dépôt de stockage de GPL d’une capacité de 10 000 m³, avec un centre emplisseur. Le projet prévoit également l’aménagement du bras de mer existant afin de permettre le dépotage direct des navires.
À terme, cette infrastructure devrait permettre d’augmenter les capacités nationales de stockage, de renforcer la sécurité de l’approvisionnement en gaz butane et de diversifier les voies maritimes d’importation.
Le projet de Konta apparaît ainsi comme une nouvelle étape dans la stratégie du gouvernement visant à améliorer durablement l’accès au gaz butane et à réduire la vulnérabilité de la chaîne d’approvisionnement nationale.









